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Cannes comme si vous y ?tiez?

Vous avez entre 18 et 25 ans, êtes passionné de cinéma, vous destinez aux métier de l'image et du son ?
Plus que quelques heures (le cachet de la poste faisant foi) pour devenir juré lors du Prix de la Jeunesse au Festival de Cannes 2006 (voir le site de l'édition 2005), voire même être l'un des deux reporters mandatés par France 5 Education pour couvrir le festival (la copieuse édition  Festival 2005 sur le site France 5).
Rappelons que le prix 2005 avait été attribué à un film brésilien, Cidade Baixa de Sergio Machado (dont la date de sortie en France n'a pas encore été fixée en France), tout comme le Prix de l'Education NationaleCinéma, aspirine et vautours qui sortira le 19 avril).
Une autre possibilité est offerte aux lycéens, à l'invitation de la Semaine Internationale de la Critique et en partenariat avec l'Office Franco-Allemand pour la Jeunesse, l'opération "La (Toute) Jeune Critique" : "Mis dans la position de vrais critiques de cinéma, les lycéens français et allemands assistent ensemble quotidiennement aux projections des sept longs et sept courts métrages de la Sélection. Après avoir rencontré les équipes des films, ces apprentis critiques de cinéma écrivent leurs articles, dont les meilleurs sont publiés dans les médias partenaires (presse écrite, radio et Internet)."
L'inscription (formulaire d'inscription) se fait par groupe de quatre lycéens, sous l'égide d'un professeur qui les accompagnera lors du festival, et ce jusqu'au 15 avril.

Posté dans Evènements par Zéro de conduite le 30.03.06 à 16:28 - 1 commentaire

Harry Potter sur le divan

On aura ici recensé les différentes approches du "phénomène" (littéraire et cinématographique) Harry Potter : économique, sociologique, latiniste… Restait à coucher le héros de la jeunesse sur le divan… C’est ce que promet de faire le pédopsychiatre Eric Auriacombe, interviewé par le mensuel Conférences et débats, dans son livre Harry Potter, l’enfant héros (Presses Universitaires de France).
On évitera de se prononcer sur l’ouvrage, qu’on n’a pas lu ; mais force est de constater que l’interview se contente d’enfoncer des portes grandement ouvertes depuis le début du succès de la saga de J.K. Rowling. L’auteur commence par dire qu’Harry ressemble aux enfants qu’il a pu recevoir en consultation, ayant été confrontés à un deuil précoce ou à des parents maltraitants, et souligne que la série met notamment en évidence "des mécanismes psychologiques comme l’évitement du souvenir, le déni, le clivage, mais aussi des processus plus spécifiques comme la cryptophorie, forme d’interdit qui pèse sur le sujet et qui le conduit à redouter d’évoquer avec précision ses origines, alors ravalées au rang de secret honteux ou terrifiant, ou encore les phénomènes de revenance.” Mais soumis à la sempiternelle question : “pourquoi un tel engouement”, il ouvre le robinet d’eau tiède, citant le fait que le héros grandisse avec les lecteurs (“Le support identificatoire (sic) s’en trouve d’autant mieux investi.”), le mélange de magie et de quotidien, l’inventivité du vocabulaire, convoquant Bruno Bettelheim et le concept en vogue de résilience… avant de s'empêtrer totalement dans des propos dignes du Café du Commerce : “L’enfant d’aujourd’hui est agressé quotidiennement par des images et des propos polarisés sur la violence. Il ne parvient pas à reformuler ces images à l’intérieur de problèmes clairement posés parce que les médias ne jouent pas leur rôle de médiation.
Avec ce lancement en plein Salon du Livre, l'édition prouve en tout cas qu'elle n'a rien à envier au cinéma en termes de produits dérivés…

Posté dans Débats par Zéro de conduite le 20.03.06 à 18:53 - 4 commentaires

Apr?s la projection, le prof en prison ?

15 000 euros d’amende, un an de prison, la radiation… Pour répondre à une question qui nous est souvent posée par courrier, voilà les peines qu’encoure un enseignant lorsqu’il diffuse à ses élèves une œuvre cinématographique ou audiovisuelle dont les droits ne lui ont pas été cédés pour cet usage. Des peines auxquels s’exposent et se sont exposés, consciemment ou pas, nombre d’entre nous. Des peines que les tribunaux, contrairement à ce que pensent certains, n’hésitent pas à appliquer.
C’est le constat qui a poussé le site Cinehig à prendre position pour une clarification de la loi, et contre "l’absurde criminalisation d’un acte éducatif". Dans un exposé méthodique, son rédacteur en chef Jean-Pierre Meyniac pointe la contradiction flagrante entre les exigences ambitieuses que formule l’institution en matière d’éducation à l’image (il prend le cas de l'histoire-géographie, mais le principe est valable dans les autres disciplines), et le cadre juridique et pratique très restrictif dans laquelle celle-ci doit s’insérer : les ressources "légales" sont à la fois coûteuses, anciennes, et difficiles à trouver. Surtout, leur caractère limité restreint considérablement l’initiative et la liberté pédagogique de l’enseignant.
"Incité à "éduquer le regard", incité à faire de l’histoire vivante, incité à ancrer histoire et géographie dans la réalité proche de ses élèves, l’enseignant se voit dénigrer le droit de s’appuyer sur les 2 médias les plus prégnants dans l’environnement culturel des jeunes : le cinéma et la television"
Si on est entièrement d’accord sur le constat, on s’avouera plus réservé sur certains des arguments employés, notamment ceux qui consistent à se défausser sur le téléchargement illégal, ou à pointer du doigt l’affreux secteur privé (la plupart des producteurs et distributeurs seraient surpris d’être comparés à Microsoft). Quant à la solution préconisée par Cinehig (élargir juridiquement la notion de cercle familial à la salle de classe), gageons qu’elle ferait se dresser les cheveux sur la tête de l’écrasante majorité des ayant-droits concernés (producteurs mais aussi réalisateurs ou scénaristes).
L’initiative, qui n’est pas isolée (voir la pétition pour l’exception pédagogique, celle des Bibliothécaires, archivistes, documentalistes) a en tout cas l’immense mérite d’ouvrir le débat après des années de flou et d’atermoiements, et au moment où se discute la loi sur les droits d’auteurs et droits voisins dans la société de l’information (DADVSI).

> voir également l'article de Cinehig sur "Vidéo en classe et droit"

Posté dans Débats par Zéro de conduite le 17.03.06 à 18:31 - 10 commentaires

Festivals?

moliere24.jpgC?est la saison des festivals en r?gion parisienne? Apr?s cette semaine o? les femmes ont ?t? c?l?br?es (Journ?e Internationale de la Femme, cinquantenaire du Planning Familial?), commen?ons donc par le Festival International du Film de Femmes ? Cr?teil (10-19 mars), institution v?n?rable puisqu?il s?agit tout de m?me de sa vingt-huiti?me ?dition. Tout comme le Festival du documentaire Cin?ma du R?el, fond? la m?me ann?e et qui se d?roulera exactement sur la m?me p?riode, mais au Centre Pompidou.
Signalons ?galement le 17?me Festival Th??tres au Cin?ma ? Bobigny (du 15 mars au 1er avril 2006). Il mettra cette ann?e ? l?honneur le documentariste am?ricain Robert Kramer et la metteur en sc?ne Ariane Mnouchkine, occasion de revoir son splendide Moli?re (1978) (photo) et le dernier film, pas encore termin?, du Th??tre du soleil Le dernier caravans?rail. Le programme d?taill? ainsi que les actions en direction des scolaires sont d?taill?s sur le site de l?Acad?mie de Cr?teil.
Terminons avec, ? l?Action Christine ? Paris, le Festival International du Film des Droits de l'Homme (FIFDH) autoproclam?e "plus importante manifestation culturelle sur le th?me des droits humains en France."

Posté dans Evènements par Zéro de conduite le 13.03.06 à 01:02 - Réagir

9m2 pour deux : regards sur la prison

9m2.jpgDe sa diffusion en feuilleton t?l?vis? sur Arte ? sa sortie en salles dans une version long-m?trage, 9m2 pour deux de Joseph Cesarini et Jimmy Glasberg a interpell? les commentateurs par le caract?re ? la fois novateur et hybride de son dispositif : confier ? des d?tenus des cam?ras DV pour t?moigner de leur exp?rience carc?rale, mais dans une optique plut?t fictionnelle (d?cor reconstitu?, sc?narisation) que documentaire.
La prison est en effet autant un impens? social et m?diatique qu?un lieu privil?gi? de l?imaginaire cin?matographique (comme le rappelle Manuel Merlet pour Fluctuat.net, le "film de prison" est un genre hollywoodien ? part enti?re). Et 9m2 pour deux interpelle aussi bien le spectateur (comment se d?partir de la pulsion voyeuriste, de "l??il du maton" ?) que le citoyen, au nom duquel l?Etat punit et incarc?re.
C?est pourquoi entre autres analyses (voir notamment celle du s?miologue Guillaume Soulez pour Teledoc, bas?e notamment sur la distinction entre hors champ et hors cadre) on distinguera celles livr?es par les Caf?s G?ographiques, qui confrontent l?approche cin?matographique du film (sous la plume de Nicolas Bauche) ? la vision du g?ographe.
Ce dernier, Olivier Milhaud, pointe l?int?r?t du film ("donner ? voir ? une ?chelle tr?s fine - la cellule - comment se vit le surpeuplement actuel des maisons d?arr?t fran?aises.") tout en rappelant qu?il montre une r?alit? tr?s partielle (on ne voit qu?un aspect de la d?tention).
Surtout, dans un article de fond (La prison : terra incognita) il rappelle que la prison est un objet d??tude l?gitime pour le g?ographe, puisqu?elle constitue en elle-m?me un traitement g?ographique de la d?linquance : "La soci?t? traite le crime et la d?linquance par la g?ographie : l?enfermement est une strat?gie spatiale de mise ? distance." Il brosse donc rapidement plusieurs approches : une g?ographie des taux de d?tention (o? l?on apprend que ceux-ci sont moins proportionnels aux taux r?els de criminalit? qu?au sentiment d?ins?curit? ? sociale, ?conomique et existentielle ? d?une soci?t?), une g?ographie de la localisation des prisons, et une g?ographie interne de l?espace carc?ral.

A voir ?galement : le site Internet de Lieux fictifs, le collectif ? l'origine du film (qui en pr?sente quelques extraits)
Et ? ?couter en ligne, une ?mission en deux parties de RFI, Culture Vive de Pascal Paradou, consacr?e ? L'exp?rience de la prison, en pr?sence des r?alisateurs et de l'avocat Thierry Levy, ancien pr?sident de l'Observatoire international des prisons

[9m2 pour deux de Joseph Cesarini & Jimmy Glasberg. 2005. Dur?e : 94 min. Distribution : Shellac. Sortie le 1er f?vrier]

Posté dans Dans les salles par zama le 25.02.06 à 16:16 - 15 commentaires

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