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The Search : briser la mer gelée en nous

The Search

"Sur ce genre de sujets, il vaut mieux ne pas faire trop de sentiment." ("You can't get too emotional").

La phrase, placée dans la bouche d'un gris fonctionnaire européen dont Carole (Bérénice Béjo) essaye de secouer l'apathie, incarne tout ce contre se dresse The Search et son héroïne : l'indifférence glacée pour les malheurs du monde, l'égoïsme mal déguisé en réalisme… à travers les parcours croisés de quatre personnages (victimes, bourreau, témoin), le nouveau film de Michel Hazanavicius raconte l'horreur de la guerre que mena la Russie en Tchetchénie (la deuxième, en 1999-2000) : le massacre des populations (femmes et enfants compris), le viol comme arme de guerre, la déshumanisation de soldats transformés en monstres… Alors que le petit Hadji et sa sœur Raïssa errent à la recherche l'un de l'autre sur les routes en ruines, après le meurtre de leurs parents ; tandis que Kolya, jeune musicien russe enrôlé de force, subit un impitoyable conditionnement destiné à en faire une machine à tuer ; Carole, observatrice de l'Union Européenne, prend peu à peu conscience de l'horreur du conflit, et tente de mobiliser sa hiérarchie.

Grand sujet à la fois contemporain et intemporel (les horreurs de la guerre), point de vue engagé (la Russie n'a, paraît-il, pas apprécié), inscription revendiquée dans la tradition du mélodrame, reconstitution soignée (et coûteuse) : The Search se présente comme l'un des ces films destinés à réveiller les consciences, une de ces œuvres qui, pour reprendre le mot célèbre de Kafka, cherchent à "briser la mer gelée en nous."* à cette seule aune, il est aisé de faire la part des qualités et des défauts du film. Les premières s'incarnent dans l'incroyable trinité de visages (le petit garçon, la fille-mère, le jeune homme) dénichés par Michel Hazanavicius pour incarner les personnages de Hadji, Kolya et Raïssa, les victimes de la guerre : trois portraits irradiants d'humanité, trois figures bouleversantes de l'innocence bafouée, qui nous renvoient aux réflexions du philosophe Emmanuel Levinas sur le visage humain comme porteur d'une injonction éthique. Les lourdeurs et maladresses du film semblent, elles, se cristalliser dans le personnage de Carole, l'observatrice de l'UE qui recueille (et manque d'adopter) le petit Hadji : c'est moins la faute de la comédienne que du scénario qui la place dans des situations impossibles (faisant les questions et les réponses face à un gamin mutique, haranguant un hémicycle comme dans un Capra), surligne toutes ses hésitations et ses erreurs (fallait-il lui faire dire à l'orphelin une phrase aussi caricaturalement maladroite que que "toi, au moins, tu n'as pas de problèmes avec ta famille" ?).

Mais comment aimer ce personnage qui incarne toute la mauvaise conscience du film, et la renvoie en miroir au spectateur ? On peut lire en filigrane dans l'avalanche de critiques assassines parues lors de la présentation cannoise du film, un rejet, moins de la facture (qui ne méritait pas tant d'opprobre, loin de là), que du projet même du film. A l'heure où on laisse un dictateur massacrer impunément, au su et au vu de tous, sa population (ce dont témoignait un autre long-métrage cannois, vrai "film d'intervention" celui-là), à quoi bon nous faire pleurer sur les cendres d'un conflit vieux de quinze ans, dont l'histoire est connue et les responsabilités bien établies ? Le parcours de Michel Hazanavicius, passant sans transition du pastiche du cinéma muet au mélodrame engagé, a pu nourrir un procès en insincérité, d'autant que le réalisateur a maladroitement présenté The Search comme le "remake" d'un vieux film hollywoodien, comme si le fond importait finalement moins que la forme.? Mais plus largement c'est le concept même de la fiction engagée qui semble désormais frappée d'inanité. On sait désormais que les films ne sont pas là pour réveiller les consciences, que la "mer gelée en nous" s'est bien trop endurcie face aux malheurs du monde. On peut pleurer tout son saoul sur les problèmes de la Mommy d'en face, mais on n'a plus une larme pour les souffrances du peuple tchétchène…?

* "On ne devrait lire que les livres qui vous mordent et vous piquent. Si le livre que nous lisons ne nous réveille pas d'un coup de poing sur le crâne, à quoi bon lire ?? Un livre doit être la hache qui brise la mer gelée en nous." Franz Kafka, lettre à Oskar Polak, 1904

[The Search de Michel Hazanavicius. 2014. Durée : 134 mn. Distribution : Warner. Sortie le 26 novembre 2014]

Pour aller plus loin :
> Un excellent dossier pédagogique en Histoire / Histoire des arts est disponible en ligne…

Posté dans Dans les salles par zama le 27.11.15 à 22:52 - Réagir

Les Suffragettes : entretien avec Myriam Boussahba-Bravard

Enseignante chercheuse, Myriam Boussahba-Bravard est spécialiste du XIXème siècle anglais (1815-1914) et notamment du suffrage anglais. Elle a été conseillère historique sur le film documentaire Les Suffragettes, ni paillassons ni prostituées réalisé par Dominique Dominici (Arte, 2011). Elle a visionné le film Les Suffragettes de Sarah Gavron et accepté de répondre aux questions de Zérodeconduite.net.

Quel regard portez-vous sur le film de Sarah Gavron ?

Le film Les Suffragettes met en scène un moment de la longue campagne pour le droit de vote des femmes en Angleterre, qui bascule dans la contestation violente à partir de 1912. Il montre de beaux personnages de femmes, à commencer par l’héroïne Maud (Carey Mulligan), une jeune ouvrière, qui comprend soudainement qu’elle peut voire doit faire des choix. Chaque élément qui sert la fiction est fondé historiquement. Les questions de maternité, de sexualité, d’argent et de travail qui apparaissent en filigrane permettent de comprendre les conditions sociales dans lesquelles vivaient les femmes au début du XXème siècle. Les violences qu’elles subissaient sont bien rendues et les dialogues reflètent clairement les différentes classes sociales.

Le film montre la diversité sociale du mouvement des suffragettes.

La campagne suffragiste rassemblait en effet des femmes issues de différentes classes. Cela ne signifie pas pour autant que les différences sociales étaient abolies, mais les militantes se rassemblaient autour de revendications communes. L’héroïne, Maud (Carey Mulligan) est blanchisseuse, avec un niveau d’éducation élémentaire (depuis 1870, les enfants des ouvriers, garçons et filles, ont accès à l’éducation). Dans le film, on la voit donner sa modique paye à son mari, qui gère l’argent du foyer. Alice Haughton (Romola Garai) est la femme d’un député. Il paye la caution de deux livres pour lui éviter la prison, mais refuse de payer celle des cinq autres suffragettes, alors qu’il s’agit pourtant de son argent à elle, comme elle le lui rappelle. On voit que les mêmes problématiques se posent, d’un bout à l’autre de l’échelle sociale : dans la plupart des couples le mari règne en seul maître, il n’y a pas de discussion possible, sur des questions pourtant aussi essentielles que l’éducation des enfants ou la gestion du budget du ménage. Ces scènes révèlent également le décalage entre les lois (depuis 1884, les femmes ont le droit de gérer leur argent), et la réalité des pratiques.

Le couple de pharmaciens fait figure d’exception.

Edith Ellyn (Helena Bonham Carter) appartient à la classe moyenne éduquée, au sein de laquelle, à cette période-là, les femmes veulent accéder au travail. Contrairement aux stéréotypes qui voyaient dans les femmes suffragistes des célibataires ou des vieilles filles aigries et parfois dérangées, la plupart d’entre elles étaient des épouses. Les maris ne s’opposaient pas tous à leur cause. Au moment où se déroule le film nombreux sont les hommes qui soutiennent le mouvement suffragiste, des ligues suffragistes exclusivement masculines se sont formées. La sympathie pour le mouvement suffragiste commence à gagner le pays. Il faut replacer le mouvement dans un contexte de grande agitation sociale (on a parlé de « fièvre ouvrière »), qui voit une multiplication des grèves et des revendications salariales.

Le milieu du travail, à l’instar de la blanchisserie dans laquelle s’épuise Maud, cristallise les injustices faites aux femme.

Le métier de blanchisseuse est un des derniers métiers, avec le travail domestique, où il n’existe pas de réglementation du travail. Les syndicats sont essentiellement masculins (seuls les salaires masculins permettent de payer l’adhésion), et plutôt hostiles aux femmes, qui sont accusées de faire baisser le salaire moyen (alors que ce n’est pas elle qui demandent à être sous-payées !). Le travail de blanchisseuse était exclusivement féminin, les contremaîtres étant des hommes. Maud rapporte à la commission d’enquête parlementaire les différences de salaire entre hommes et femmes : celles-ci gagnent 13 shillings par semaine en faisant plus d’heures que les hommes, payés eux 19 shillings. Mais à l’époque, les femmes qui ont besoin de travailler peinent à trouver un emploi, car de nombreux métiers sont interdits aux femmes. C’est bien pour cela que le patron de la blanchisserie licencie aussi facilement, en plus d’abuser sexuellement de certaines de ses employées.  À la fin des années 1890, une campagne fondée sur le slogan : « à travail égal, salaire égal » est lancée, mais n’aboutira pas, alors qu’elle concerne tous les métiers (un instituteur touche par exemple 30 à 40% de plus qu’une institutrice). Il faut savoir qu’aujourd’hui, au niveau européen, le différentiel entre salaires féminins et masculins est encore de 20% en moyenne.

L’audition de Maud au Parlement indique que les politiques avaient conscience de toutes les injustices faites aux femmes.

Ces enquêtes parlementaires sur les questions sociales et économiques sont une pratique habituelle de la démocratie anglaise. La première enquête parlementaire, qui portait sur les questions du travail des enfants, a lieu en 1819. Mais elles ne trouvent pas toujours une traduction législative. Maud s’exprime au Parlement devant le ministre David Lloyd George, acquis depuis toujours à la cause suffragiste. Mais il appartient au gouvernement d’Herbert Henry Asquith, anti-suffragiste notoire, et à ce titre il est tenu par la discipline gouvernementale. Le parlement se saisit de la question, reconnaissant qu’il y a un problème, diligente une enquête parlementaire, recueille des témoignages, mais la traduction législative se fera attendre. La première enquête parlementaire sur les conditions de vie des femmes porte, en 1907, sur les divorces : les ouvrières souhaitent divorcer parce qu’elles ne veulent tout simplement plus avoir de relations sexuelles et tomber enceintes (faute de contraception, il y a 7 ou 8 enfants par famille ouvrière). Les enquêtes sociales révèlent également qu’elles sont mal nourries. Dans un budget restreint, le premier qui mangeait était celui qui rapportait le plus gros salaire donc le mari, suivi des fils puis des filles qui travaillaient, puis les plus jeunes et enfin la femme. Ces femmes étaient souvent anémiées et vieillissaient très vite.

Retrouvez cet entretien dans son intégralité sur le site pédagogique du film.

Propos recueillis par Magali Bourrel

[Les Suffragettes de Sarah Gavron. 2015. Durée : 106 min. Distribution : Pathé Distribution. Sortie le 18 octobre 2015] 

Posté dans Entretiens par Zéro de conduite le 17.11.15 à 16:24 - Réagir

En mai fais ce qu'il te plaît : la débâcle enchantée

Les voies de l’exode sont bel et bien, chez Christian Carion, pavées de bonnes intentions et d’idées surannées. Il s’agit d’abord, avec En mai fais ce qu’il te plaît, de rendre hommage à la mère du réalisateur qui, témoin de la débâcle française de 1940, a validé les choix du long-métrage. Il faut aussi, grâce à un scénario simple et sans surprise, renouer avec un cinéma populaire sincère et généreux : réfugié dans le Nord de la France, un opposant allemand au régime nazi suit les traces de son fils chaperonné par une douce institutrice, se fraye un chemin dans les foules du « peuple des routes », multiplie les rencontres humaines et finit enfin par reconstruire sa cellule familiale. Il est encore nécessaire de tirer les ficelles du film en costume, réaliste et rassurant, avec sa galerie de personnages type : un maire intègre et soucieux de ses administrés, une tenancière de café drôle et charismatique, un poivrot sympathique, une institutrice bienveillante, un soldat écossais fier et courageux, un Allemand polyglotte et antinazi peuplent ainsi les scènes attendues d’un film tourné in situ pour ne rien retirer à l’authenticité de l’épisode historique restitué.

Il faut effectivement permettre au spectateur de vivre ou de revivre les terribles heures de l’exode de mai 1940. Tout y est : les Stukas et les Panzers de la Blitzkrieg, les soldats de la Wehrmacht, les foules de réfugiés avec leur barda, les troupes coloniales et les alliés britanniques… Tout est surtout mis au service du parti pris qui a assuré le succès de Joyeux Noël. Autant les soldats de la Première Guerre mondiale ont réussi à fraterniser de part et d’autre de la ligne de front de décembre 1914, autant les acteurs du drame de 1940 parviennent à oublier leurs différences et leurs haines pour s’entraider et nouer de solides amitiés.
En soufflant ainsi sur les braises d’un humanisme généreux censé briller dans les ténèbres de l’histoire, Christian Carion prend à contre-pied les interprétations historiographiques les plus récentes. Joyeux Noël contrariait les thèses « péronnistes » du consentement à la guerre pour mieux servir une représentation atemporelle d’un homme par essence généreux et pacifiste. En mai fais ce qu’il te plaît oublie encore une fois les représentations haineuses et la culture de guerre des acteurs de la débâcle. Contrariée très provisoirement par un couple d’épicier rapidement remis à sa place, une seule et même bienveillance humaniste transcende les frontières culturelles et secourt les victimes d’un drame historique qui les dépasse. Contre Christian Carion, Philippe Nivet (« Les réfugiés de guerre dans la société française (1914-1946) », in Histoire, économie et société, 2004) rappelle ainsi que les Français reprochent amèrement aux réfugiés belges d’avoir trahi la cause alliée et oublié leur glorieuse résistance de la Grande Guerre, détestent les germanophones alsaciens (notamment pour leur ferveur religieuse), se méfient des riches citadins du Nord et de l’Est de la France… Là où les acteurs de Christian Carion se fondent dans une même communauté de souffrance prise dans les rets d’une histoire folle et méchante, les Français, les Belges et les Allemands étudiés par Philippe Nivet se barricadent derrière leurs préjugés et alimentent le conflit de leur haine violente.

La représentation de la défaite française n’échappe pas à ce parti historiographique aussi commun que dépassé. Dans la lignée des interprétations de la seconde moitié du XXème siècle, promptes à placer aux origines du désastre français les faiblesses de la IIIe République, la nullité de son État-major, l’archaïsme de ses armées, les atermoiements de sa diplomatie, l’inefficacité de son aveugle pacifisme, Christian Carion représente des troupes coloniales livrées à leur propre sort dans les campagnes françaises, des escadrons de soldats français incapables d’arrêter des panzers, des civils piétinant la République ou condamnant sa mollesse face à Hitler. La représentation déplaira probablement à Olivier Wieviorka et Maurice Vaïsse qui tentent désormais de réhabiliter le régime républicain et son armée autant qu’ils interrogent l’efficacité régulièrement célébrée de la stratégie et de la modernité de la Wehrmacht. La défaite n’était sans doute pas inéluctable car les troupes françaises ne manquaient pas de combativité et n’ont pas été les victimes d’un État-major inactif face à un Blitzkrieg de légende.

Fruit d’une séries d’occasions manquées et d’une foule de miracles profitables à la Wehrmacht, la défaite ainsi reconsidérée ne pouvait assurément servir les intentions d’un réalisateur qui tenait à faire écho aux foules de réfugiés syriens mais aussi à honorer la mémoire familiale en offrant ce long-métrage comme cadeau pour le 90ème anniversaire de sa mère.

[En mai fais ce qu'il te plaît de Christian Carion. 2014. Durée : 114 mn. Distribution : Pathé Distribution. Sortie le 4 novembre 2015]

Posté dans Dans les salles par Francis Larran le 06.11.15 à 17:39 - Réagir

Une jeunesse allemande : le fond de l'air était rouge

« Le fond de l'air était rouge » pourrait-on dire, pour paraphraser Chris Marker. Le rouge du drapeau communiste bien sûr, repris en étendard par la fameuse « bande à Baader » (choisissant de se baptiser « Fraction Armée rouge »), mais aussi le rouge du sang qui n'allait pas tarder à être versé par ce petit groupe d’activistes basculant dans la clandestinité puis l’action violente.
Comment cette « jeunesse allemande » a-t-elle pu passer des débats d’idées enflammés de la fin des années soixantes aux attaques à mains armées, attentats à la bombe et prises d’otage, odyssée sanglante qui se terminera tragiquement pour la plupart d'entre deux ? Le premier long-métrage de Jean-Gabriel Périot (déjà auteur de plusieurs courts et moyens-métrages passionnants, à la lisière du documentaire et de l’art contemporain), essaye de dresser cette généalogie de la violence d’extrême-gauche qui enflamma l’Allemagne au mitan des années soixante-dix (mais toucha également, à des degrés divers, la plupart des pays du bloc occidental : Italie, France, Japon…).

La grande force du film est dans son parti pris radical de documentaire de montage. Jean-Gabriel Periot dit, dans une très belle formule, se méfier de "la mémoire telle qu'elle s'invente", soit des témoignages a posteriori. Il préfère montrer l'histoire telle qu'elle s'écrit au présent ou plutôt telle qu’elle se filme, puisque Une jeunesse allemande est entièrement constitué d’images dites "d’archive" puisées à différentes sources : actualités télévisées allemandes et françaises, débats télévisées (où l’on retrouve une Ulrike Meinhof d’avant la clandestinité) films d’agit-prop réalisés par des proches du groupe (comme Holger Meins) ou fictions tournées à l’époque. Mais il se refuse également à toute voix-off explicative, se reposant sur la seule force du montage, qui parvient à nous emporter (tant les images, qu’elles soient inédites ou plus simplement oubliées, sont puissantes) et à nous faire réfléchir. Le film laisse apparaître des pistes de réflexion, pour expliquer cette flambée de violence en plein « miracle allemand » : à la révolte de la jeunesse contre l’impérialisme et le capitalisme, dont la RFA, adossée au rideau de fer, pouvait apparaître comme la pointe avancée en Europe, s’ajoutait la froide colère d’une génération en révolte contre la précédente, coupable au mieux d’avoir laissé faire, au pire d’avoir activement participé au nazisme. Il tend aussi un miroir dans lequel on ne peut que voir réfléchie notre époque, notamment sur la question du terrorisme (ou de ce que l’on désigne sous ce nom) et de sa médiatisation.

Pour aprofondir ces questions on renverra au dossier pédagogique conçu par le distributeur UFO en partenariat avec Zérodeconduite, qui mêle analyse historique et réflexion philosophique, ainsi qu’au passionnant entretien entre le réalisateur Jean-Gabriel Périot et le professeur de philosophie Alain Brossat, proposé dans le dossier de presse du film.

[Une jeunesse allemande de Jean-Gabriel Périot. 2015. Durée : 97 mn. Distribution : UFO. Au cinéma le 14 octobre 2015]

Posté dans Dans les salles par zama le 14.10.15 à 15:55 - Réagir

Adama : le site pédagogique

Adama, le site pédagogique

Entre l’Afrique et de l'Europe, le conte et l’Histoire, de l’enfance et de l’âge adulte : Adama, le premier long-métrage de Simon Rouby, se situe à la croisée des chemins. Le film, très remarqué lors dernier Festival d'Annecy, s’inspire de l’histoire vraie des tirailleurs sénégalais pour raconter la quête initiatique d’un jeune africain de douze ans, parti chercher son grand frère dans les tranchées de Verdun. Adama ne sait pas ce que sont la France ou l’Allemagne, ni qu’un sanglant conflit les oppose ; il n’a jamais quitté son village, ni même vu un homme blanc (un "nassara" comme on les appelle dans son village) en vrai. Au cours de cette extraordinaire aventure, il découvre les horreurs de la guerre, mais fait aussi l’expérience de la fraternité.

Adama nous invite à poser un regard neuf sur notre histoire, tout en proposant aussi un conte universel sur le passage à l’âge adulte. Zérodeconduite et Canopé proposent un site pédagogique autour du film, qui permettra de travailler du Cycle 3 au Lycée.

Adama de Simon Rouby, au cinéma le 21 octobre
Le site pédagogique du film (dossier Primaire, Collège / Histoire et Français) : http:www.zerodeconduite.net/adama

Posté dans Fiches et dossiers pédagogiques par Zéro de conduite le 04.10.15 à 18:26 - Réagir

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