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Le Chanteur de Gaza : Palestinian idol

Le Chanteur de Gaza

Le 22 juin 2013, le présentateur d’Arab Idol (équivalent de la Nouvelle Star dans le monde arabe) annonce le sacre du Palestinien Mohammed Assaf. Feux d’artifices, concert de klaxons, danses : la Palestine toute entière explose de joie. Ce soir-là, Mohammed Assaf, qui est né en Libye, est arrivé à Gaza à l’âge de 4 ans et a grandi dans le camp de réfugiés de Khan Younes, devient l’icône de tout un peuple. Son parcours fait de lui le symbole des difficultés quotidiennes subies par les Palestiniens, et sa victoire celui de la combativité d’un peuple malmené par l’histoire.

Mais si l’histoire est belle, le film d’Hany Abu-Assad (Omar, Paradise Now) se contente de la retracer sans grande inventivité ni profondeur. On en sort certes le sourire aux lèvres, mais avec l’impression tenace que le réalisateur est passé à côté de son sujet. De tout le film, on ne comprendra en effet jamais pourquoi le héros chante, la musique apparaissant ici comme un simple prétexte à la success-story. La première partie est moins consacré à la naissance d’un talent qu’au récit des aventures de quatre enfants dans la bande de Gaza. Cette séquence enfantine n’en constitue pas moins la meilleure part du film, car Hany Abu-Assad y propose une représentation humaniste de ces enfants gazouis. À rebours de l’image d’éternelles victimes (de la guerre ou du blocus) que laisse l'écume de l'actualité, les enfants du film sont montrés comme bien vivants, espiègles, débrouillards, et convaincus que le futur n’aura d’autre choix que de se plier à leurs désirs. Peu importe qu’ils soient enfermés dans une bande de terre de 360 km2, peu importe que les instruments sur lesquels ils jouent soient bricolés avec trois fois rien : la sœur de Mohammed, Nour, répète à qui veut bien l’entendre qu’ils se produiront un jour à l’opéra du Caire. La réussite de cette première partie tient grandement au personnage de Nour, de loin le plus enthousiasmant du film. La petite fille n’a pas sa langue dans sa poche, affirme sans sourciller qu’elle ne se mariera jamais, et ne cesse d’encourager les trois garçons qui l’entourent à croire en leurs rêves. Grâce à cette figure féminine forte, le film réfute l’idée d’une soumission totale des filles et des femmes gazaouies. Mais Hany Abu-Assad se garde de tomber dans l’angélisme, son trio de personnages féminins (Nour, sa mère et sa meilleure amie) permettant d’exprimer de manière riche et nuancée la difficulté d’être une femme dans une société patriarcale – les libertés qu’elles conquièrent et les stratégies qu’elles inventent pour contourner des traditions machistes les plus immuables.

Malheureusement, Nour disparaît dans la deuxième partie du film, située une dizaine d’années après la première. La petite fille s’étant imposée comme le personnage principal du film, celui-ci ne sait plus très bien à quoi se raccrocher. Le réalisateur se raccroche dès lors à une succession de péripéties : la frontière entre Gaza et l’Égypte étant fermée, Mohammed doit ruser pour parvenir au Caire ; il rentre ensuite par effraction dans l’hôtel où ont lieu les auditions, et s’engage dans une course-poursuite avec les agents de sécurité ; enfin, au cours de semaines de tournage de l’émission, il doit lutter contre la pression de plus en grande que fait peser sa notoriété naissante sur ses frêles épaules. Mais Hany Abu-Assad ne réussit pas à construire de véritable suspense, de sorte que l’intérêt du spectateur se délite peu à peu. Il oublie également de s’intéresser à la psychologie de son personnage, de sonder ses failles et ses douleurs. Mohammed est ainsi cantonné à son rôle d’idole palestinienne, obligé de n’être qu’une feuille blanche sur lequel chacun, qu’il soit téléspectateur ou réalisateur, peut écrire ce qu’il veut. Son incroyable parcours valait probablement mieux que cela.

Philippine Le Bret

[Le Chanteur de Gaza de Hany Abu-Assad. 2015. Durée : 95 mn. Distribution : La Belle company. Sortie le 10 mai 2017]

Posté dans Dans les salles par zama le 12.05.17 à 11:47 - Réagir

Le Procès du siècle : la vérité pour l’Histoire

A voix haute

Jugement à Nuremberg, Douze hommes en colère, La Controverse de Valladolid, Bamako… En mettant en scène de manière ritualisée et condensée des confrontations autour de grandes questions historiques, sociétales ou philosophiques, les grands procès (qu’ils soient historiques ou fictifs) ont toujours constitué un matériau de choix pour les scénaristes et avant eux les dramaturges.
L’affaire dépeinte dans Le Procès du siècle ne fait pas exception, proposant une réflexion sur le rapport à la vérité et à l’Histoire qui ne manquera pas de faire écho au contexte actuel.
En 1996, David Irving, écrivain britannique à succès ayant basculé dans le révisionnisme, attaque en justice Déborah Lipstadt, universitaire américaine spécialiste de la Shoah. La charge de la preuve revenant à la défense (c’est le cas dans les procès en diffamation dans le système judiciaire anglais), les avocats de Lipstadt vont devoir rien moins que démontrer l’existence des chambres à gaz.
À l’heure de la post-vérité et des « faits alternatifs », on voit ce qui fait l’actualité de ce « Procès du siècle » : la critique d’une société du spectacle où le fracas des opinions a supplanté la recherche de la vérité. Le film montre bien comment Irving, jouant parfaitement de ces codes, parvient à saturer l’espace médiatique, en imposant par exemple à la une de tous les journaux anglais le slogan négationniste « no holes, no Holocaust » [« pas de trous, pas d’Holocauste », soit l’idée selon laquelle l’absence de trous visibles dans le toit des chambres à gaz d’Auschwitz prouverait qu’aucun Juif n’a été gazé dans le camp].

Malheureusement, un grand procès ne fait pas toujours un bon film, surtout quand celui-ci tombe dans les travers qu’il entend dénoncer. Car tout comme Irving, Le Procès du siècle cède aux facilités de la simplification, du bon mot et du spectacle à peu de frais. Le procès, qui occupe toute la seconde moitié du film, n’est ainsi que très partiellement reproduit à l’écran : Mick Jackson, le réalisateur, se contente d’en isoler des instants dramatiques, sans s’attacher à restituer la complexité de l’argumentation développée par les avocats de Lipstadt.
De même, le traitement du personnage principal, Déborah Lipstadt (Rachel Weisz), est en totale contradiction avec le message du film. Là où les avocats de l’universitaire américaine lui expliquent qu’elle n’est qu’un prétexte (l’enjeu du procès est bien de prouver, scientifiquement, l’existence de la Shoah), le film s’évertue à lui donner une place centrale dans la narration, consacrant de nombreuses scènes à ses états d’âme, sans vraiment nous en apprendre plus sur le personnage.
Si l’on ajoute la propension du réalisateur à prendre le spectateur pour un idiot, surlignant les enjeux de l’intrigue par des dialogues explicatifs ou une mise en scène lourdement insistante (ainsi ce plan sur le visage ému d’un personnage suivant les images pourtant très fortes des tas de valise et de chaussure de déportés d’Auschwitz), on comprendra que le Procès du Siècle présente un intérêt cinématographique et pédagogique très relatif. Si le film permettra à la rigueur d’initier un débat sur la liberté d’expression (en cours d’Éducation Morale et Civique), il n’est pas assez consistant pour permettre d’aborder sérieusement la question du négationnisme. Tout au plus interrogera-t-il les professeurs d’Histoire sur leur propre pratique du métier : à l’heure où les derniers témoins disparaissent et où certains sont tentés de réécrire l’Histoire, comment s’assurer que la science ne cède pas face à l’idéologie ?

Philippine Le Bret

Merci à Catherine Darley, professeure d'histoire-géographie, pour sa contribution à cet article. 

[Le Procès du siècle de Mick Jackson. Durée : 110 mn. Distribution : SND. Sortie le 26 avril 2017]

 

Posté dans Dans les salles par zama le 04.05.17 à 15:47 - Réagir

De toutes mes forces : aide sociale pour adolescence spéciale

A voix haute

Élève de Première dans un prestigieux lycée parisien, Nassim rentre chaque soir dans un foyer en banlieue parisienne. Le jeune homme vient de perdre sa mère et tente tant bien que mal de cacher à ses amis la réalité de sa situation. Inspiré de la vie de son réalisateur, De toutes mes forces conjugue récit initiatique et réflexion sociétale. À travers le séjour de Nassim dans ce foyer pour adolescents, le film pointe en effet les limites de la prise en charge par l’État des jeunes orphelin.e.s, violenté.e.s, rejeté.e.s. Ainsi, dès que Nassim passe « de l’autre côté », après le suicide de sa mère, il cesse d’être considéré par les adultes de son entourage comme un individu singulier. Nassim comprend peu à peu qu’il est désormais un « cas social », et que cette nouvelle étiquette n’est pas près de le quitter. Cette violence exercée par la société sur le jeune homme atteint son paroxysme dans une confrontation entre Nassim et le proviseur de son lycée : alors que l’adolescent n’est pas plus mauvais en classe qu’un autre et qu’il affirme son projet d’entamer un bac scientifique, le proviseur lui annonce qu’il ne pourra pas poursuivre sa scolarité au lycée et qu’il devra trouver une formation plus adaptée à sa situation – une formation technique, dans un établissement proche du foyer. Chad Chenouga montre le piège du déterminisme social qui se referme sur son héros, renforçant cette sensation d’acculement par l’utilisation de cadrages très serrés.

Mais De toutes mes forces raconte aussi l’histoire d’une libération. Au début du film, Nassim ne cesse de fuir. Il fuit ses émotions, affichant en toutes circonstances un visage fermé ; il fuit également le spectateur, à qui il tourne très souvent le dos, comme s’il refusait de se soumettre à son regard. Mais le jeune homme apprivoise peu à peu ses émotions, qu’il finit par accepter d’exprimer au vu et au su de tous, et face à la caméra. Et si dans un premier temps cette ouverture des vannes l’amène au bord de la folie, elle lui permet ensuite de réapprendre à vivre. Cette éclosion du personnage permet ainsi à Chenouga d’aborder de plus en plus frontalement certaines thématiques essentielles. Dans le dernier tiers du film, une discussion d’une grande justesse entre Nassim et la directrice du foyer (Yolande Moreau) interroge par exemple la douleur et la culpabilité de celui qui n’a pas pu empêcher le suicide d’un parent.

Ces deux mouvements inverses qui animent Nassim impriment au film une tonalité douce-amère. Les avancées du personnage principal sont en effet toujours contrariées par le poids du destin. De même, les scènes de joie sont systématiquement dérangées par l’irruption de la violence, qu’elle soit physique, verbale ou sociale. Ainsi, tandis que l’un des jeunes du foyer transforme sa colère en danse, réinjectant de la beauté là où il n’y avait que la misère, une autre jeune (incarnée par l’impeccable Jisca Kalvanda, vue dans Divines) se heurte de plein fouet aux absurdités de l’aide sociale à l’enfance. Oscillant sans cesse entre ces deux registres, le réalisateur semble choisir son camp dans les tous derniers instants du film : De toute mes forces se conclut par un sourire, comme la promesse de lendemains meilleurs.

Philippine Le Bret

[De toutes mes forces de Chad Chenouga. Durée : 98 mn. Distribution : Ad Vitam. Sortie le 3 mai 2017]

 

Posté dans Dans les salles par zama le 02.05.17 à 12:29 - Réagir

Corporate : Naissance de l’empathie

A voix haute

Avant même que n’apparaisse à l’écran la première image de Corporate, un court texte explique au spectateur que si les personnages du film sont fictifs, les méthodes qu’il décrit sont, elles, bien réelles. Ce carton liminaire souligne d’emblée la portée politique au long-métrage de Nicolas Silhol, qui rappelle aux séries de suicides de salariés qui ont touché ces dernières années des entreprises comme France Telecom-Orange ou Renault, et plus généralement à la dénonciation des dérives contemporaines du management.
Politique, le film l’est aussi en ce qu’il fait écho à l’un des thèmes qui onteu animé la récente campagne présidentielle : le sens du travail. Corporate en donne une interprétation très sombre, mettant en scène une activité vidée de toute substance. Alors que le film se déroule presque intégralement dans les locaux de l’entreprise Esen, où travaille l’héroïne, le spectateur ne saura jamais vraiment ce que produit cette multinationale : l’entreprise apparaît ainsi comme une machine qui fonctionne à vide, toute entière tournée vers son propre fonctionnement et contre ses propres agents.
Le film présente le travail au sein de cette entreprise comme une activité déshumanisante (thème souligné par les décors et les costumes, ainsi que par un travail sur le son qui rend les locaux d’Esen plus silencieux qu’un cimetière), qui amène les employés à renoncer à toute forme d’empathie au profit de rapports de force : cette annihilation des relations interpersonnelles au profit de jeux de pouvoir contamine même la vie privée de l’héroïne, responsable des « ressources humaines » qui se comporte avec son mari comme avec ses collègues.

Mais aussi désespéré qu’il soit, Corporate n’oublie pas de ménager une lueur d’espoir. On est bien évidemment loin du happy end – qui serait indécent pour un film s’ouvrant sur un suicide – mais Nicolas Silhol construit une héroïne qui renoue progressivement avec son humanité. Lorsqu’on découvre Émilie Tesson-Hansen (Céline Salette), elle apparaît pourtant comme la parfaite incarnation de ce travail insensé. On l’aperçoit derrière une vitre partiellement teintée, de sorte qu’on voit mal son visage, et on l’entend débiter, d’une voix très froide, un discours vide de sens à une employée en souffrance. L’enjeu du film est ainsi de créer un point de rencontre entre cette héroïne apparemment antipathique et le spectateur. Ce rapprochement passe par le scénario, avec la prise de conscience par l’héroïne de la cruauté du système à laquelle elle participe, mais il est surtout induit par la mise en scène (à mesure que le film avance, les gros plans sur le visage d’Émilie Tesson-Hansen se multiplient, ce qui permet peu à peu d’adopter son point de vue) et l’interprétation. Ainsi, du côté de l’héroïne comme de celui du spectateur, l’empathie renaît.

Par l’habileté avec laquelle il traite son sujet, Corporate s’inscrit dans la lignée de films comme Ressources humaines de Laurent Cantet ou Violence des échanges en milieu tempéré de Jean-Marc Moutout. Il s’adapte donc parfaitement au programme de Sciences Économiques et Sociales. On pourra, en partant du film, s’interroger sur les questions de sécurité de l’emploi, d’organisation des rapports sociaux au sein de l’entreprise, et d’institutionnalisation de la relation de travail. Le film pourra également permettre d’aborder la question du genre dans le monde du travail, le fait d’avoir choisi une héroïne étant loin d’être fortuit.

Philippine Le Bret

Merci à Florence Aulanier, professeure de Sciences Économiques et Sociales, pour sa contribution à cet article

[Corporate de Nicolas Silhol. Durée : 95 mn. Distribution : Diaphana Distribution. Sortie le 5 avril 2017]

 

Posté dans Dans les salles par zama le 28.04.17 à 16:09 - Réagir

Je ne suis pas votre nègre : la prochaine fois, le feu ?

A voix haute

« J’ai dû admettre, au fil du temps, qu’une partie de ma responsabilité de témoin consiste à me déplacer autant et aussi librement que possible, pour écrire l’Histoire et la faire paraître. » Quand l’écrivain noir américain James Baldwin écrit ces mots, à la fin des années 1970, il s’interroge sur son rôle dans la lutte pour les droits civiques. Lui qui n’était ni Martin Luther King, ni Malcom X, ni Medgar Evers (membre de la NAACP assassiné en juin 1963), comprend que la nuance entre acteur et témoin est plus ténue qu’il n’y paraît. Trente ans après la mort de Baldwin (1924-1987), le cinéaste haïtien Raoul Peck endosse à son tour ce rôle de témoin engagé : dans Je ne suis pas votre nègre (I am not your negro), documentaire qui a secoué les États-Unis (le film a été nommé aux Oscars et a trouvé une très large audience) il s’appuie sur les mots de Baldwin et les images d’archive pour détricoter les constructions mythiques ou historiques qui empêchent la société américaine de se penser comme un système oppressif et d’avancer vers l’égalité réelle entre Noirs et Blancs.

Le film navigue ainsi entre passé et présent, sans nier les évolutions qui se sont produites depuis les années 1960, dont la plus spectaculaire est sans doute l’élection de Barack Obama à la Maison Blanche en 2008. Mais RaoulPeck rejoint la pensée de Baldwin en expliquant que, si le destin individuel de certaines personnes de couleur peut aujourd’hui ressembler à celui de personnes blanches, la situation générale des Noirs aux États-Unis n’a pas fondamentalement changé. Raoul Peck souligne d’abord cette continuité historique par un recours très habile au montage, faisant alterner les interventions de Baldwin avec les vidéos récentes des violences policières subies par les Noirs. La continuité historique s’entend aussi dans le choix très précis des mots de Baldwin. Les réflexions portées par l’écrivain, dans ses textes comme dans ses interventions publiques, résonnent très fortement avec celles développées aujourd’hui par les militants antiracistes, aux États-Unis comme en France. On mettra en exergue ce débat télévisé organisé en 1968 entre Baldwin et Paul Weiss, professeur blanc de philosophie à Yale. Weiss défend l’idée selon laquelle « chacun de nous vit sa propre vie individuelle », et combat une catégorisation raciale stricte qui a pour conséquence, affirme-t-il, d’essentialiser les individus. La réponse de Baldwin est, comme à son habitude, implacable : il renvoie Weiss au « danger réel de mort […] qui guette un Noir tentant de devenir un homme », expérience commune vécue (à leur corps défendant) par toutes les personnes noires aux États-Unis. Cinquante ans plus tard, les termes du débat restent peu ou prou les mêmes, comme les arguments spontanément utilisés pour minorer la lutte antiraciste (James Baldwin).

Je ne suis pas votre nègre s’affirme donc peu à peu comme une incitation à continuer le combat. Les trois derniers chapitres du film accumulent ainsi les extraits dans lesquels Baldwin affirme son optimisme – relatif – face au pouvoir de la lutte antiraciste. On l’entend par exemple expliquer que, si « on ne peut pas changer tout ce qu’on affronte, […] rien ne peut changer tant qu’on ne l’affronte pas. » Comme un écho au titre d’un autre texte de Baldwin, La prochaine fois, le feu.

Sur le plan pédagogique, il faut tout d’abord souligner que la complexité du propos ainsi que le caractère très foisonnant du film le rendent parfois difficile à appréhender. L’exploitation en classe sera donc d’autant plus intéressante qu’elle se concentrera sur des passages forts du film. Le débat entre Baldwin et Paul Weiss, dont nous faisons mention plus haut, en est un très bon exemple. En cours d’Anglais niveau Première ou Terminale, l’objet d’études « Lieux et formes du pouvoir » permettra de s’interroger sur les pouvoirs respectifs de la violence et de la non-violence – avec la possibilité de se concentrer sur un débat, montré dans le film, entre Malcom X, Martin Luther King et James Baldwin. En option Littérature et Langue étrangère, la séquence « L’écrivain dans son siècle » permettra quant à elle d’analyser à la fois le film et l’œuvre de Baldwin, écrivain américain majeur.

Philippine Le Bret

Merci à Jean-Luc Breton, professeur d’Anglais, pour sa contribution à cet article

[Je ne suis pas votre nègre de Raoul Peck, Sophie Dulac Distribution, 94 minutes, 10 mai 2017]

Diffusé sur la chaîne Arte le 25/04 à 20 h 50, le film sera visionnable pendant 7 jours sur le site Arte + 7.

 

Posté dans Dans les salles par zama le 25.04.17 à 17:27 - Réagir

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