Image du film Kirikou et les hommes et les femmes

Quatorze ans après Kirikou et la sorcière (1998) et sept après Kirikou et les bêtes sauvages (2005), Michel Ocelot fait à revivre son petit héros pour un troisième opus, Kirikou et les hommes et les femmes, qui part à l’assaut d’une nouvelle génération de jeunes spectateurs. L’animation respecte les codes esthétiques et la charte graphique des précédents films, mais ce nouveau long métrage a recours à la 3D pour donner de la profondeur aux scènes en étageant les plans.
Pour le reste, il n’y a pas de surprise : Kirikou apparaît tel qu’en lui-même l’éternité le change, et le film travaille les variations (cinq petites histoires : le toit de la femme forte, le vieux grincheux , le monstre bleu, la griotte, la flûte et la mère) à partir du même matériau de base. Le spectateur adulte trouvera sans doute que le filon s’épuise, et que le principe du film à sketches est un peu fastidieux : les plus jeunes retrouveront eux avec bonheur leur héros favori dans de nouvelles aventures et sur grand écran.

Pour l’enseignant, le film de Michel Ocelot offre de riches possibilités pédagogiques, à tous les cycles de l’école élémentaire (cycles 1, 2 et 3). Le premier travail qui s’impose en classe avec ce film est un travail de vocabulaire, qui peut même être mené avant de voir le film, afin de s’assurer de la bonne compréhension, surtout pour les plus jeunes. (Exemple : le griot ou la griotte est la personne qui raconte des histoires.) Après le film, un travail en géographie peut être proposé sur l’Afrique : habitudes culinaires (founiou aux légumes…), habitat (case…), habits (boubou de feuilles, pagne de Karaba…), végétation (ficus-ficelle….), climat (vent : l’harmattan…), jeux (awalé…), ainsi (à travers la 3ème histoire, celle du monstre bleu) que sur un peuple nomade africain : les touaregs.
D’autre part, tout le monde se souvient de la fameuse chanson qui a rendu Kirikou célèbre : « Kirikou n’est pas grand mais il est vaillant ».  Dans ce nouvel épisode, on retrouve tout au long du film le même genre de petits dictons : «  Le chacal n’est plus et la panthère est repue » ou encore « Kirikou n’est pas gros mais c’est un griot ». On pourra donc proposer aux élèves un travail d’écriture ou de création pour imaginer d’autres petits dictons. Pour les plus jeunes, le dernier, celui de la flûte, sera l’occasion de faire de la musique avec des objets du quotidien (peigne, colliers, bol, grattoir…). Enfin, pour les plus grands, ce film permettra de travailler en éducation civique et morale sur les valeurs véhiculées par le film, de manière peut-être plus lisible que les précédents : ouverture à la différence, tolérance, entraide… 

Vital Philippot

Kirikou et les hommes et les femmes

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